Vendre un objet d'art
chinois ou japonais.
C'est le domaine où l'écart entre ce qu'un objet semble valoir et ce qu'il vaut réellement est le plus large. Un vase acheté en brocante peut ne rien valoir, ou relever d'un marché international. Rien, sur l'objet lui-même, ne permet à un non-spécialiste de faire la différence.
Pourquoi les arts d'Asie
s'estiment différemment du reste.
Trois raisons, et elles se cumulent.
Le marché n’est pas local. La demande sur l’art chinois se forme en Asie et chez les collectionneurs internationaux. Un objet peut n’intéresser personne à cent kilomètres d’ici et être recherché ailleurs. Une estimation faite sur les prix belges seuls passe à côté du sujet.
Les copies font partie de la tradition. En Chine, reproduire une pièce ancienne et y apposer la marque d’un règne antérieur relève d’un hommage codifié, pas d’une fraude. Une marque Qianlong sous un vase ne date donc pas le vase. Cette convention, largement ignorée en Europe, est la source de la majorité des erreurs d’estimation dans les deux sens.
Le détail prime sur l’apparence. La qualité d’un émail, la finesse d’un tracé, la sonorité d’une porcelaine, le travail d’un bronze, la nature exacte d’un jade : ce sont ces éléments qui séparent une pièce décorative d’une pièce de collection, et ils ne se lisent pas sur une photo de loin.
Comment nous calculons ce que nous vous proposons.
Le prix du marché aujourd'hui
Ce que des pièces comparables se vendent réellement en ce moment, y compris sur les marchés internationaux, et pas seulement en Belgique.
Le délai d'écoulement
Une pièce recherchée trouve vite son acheteur ; une pièce décorative peut attendre. Ce délai entre dans notre offre.
L'état et les restaurations
Un fêle, un éclat, une restauration ancienne changent la valeur. Sur la porcelaine et le jade, l'état pèse lourd.
Ce que l'objet permet de dire
Une marque lisible, une provenance, une histoire : rien ne certifie l'objet à lui seul, mais tout cela permet d'en dire davantage au prochain acheteur, et remonte dans notre offre.
Ce qui nous intéresse, et ce que nous ne pouvons pas racheter.
Ce qui nous intéresse
- Porcelaines chinoises et japonaises (bleu et blanc, famille verte, famille rose, Imari, Satsuma)
- Bronzes rituels et décoratifs
- Jades et pierres dures
- Laques et paravents
- Cloisonnés
- Netsuke et okimono
- Estampes japonaises
- Peintures et calligraphies
- Meubles chinois anciens
- Objets de lettré
Ce que nous ne pouvons pas racheter
- Tout objet contenant de l'ivoire, de l'écaille de tortue ou une autre matière protégée sans le document CITES correspondant
- Tout objet dont l'origine ne peut pas être justifiée
Ivoire, écaille, corne : ce que la loi autorise réellement.
C’est le point que la plupart des vendeurs découvrent au mauvais moment. Les objets contenant de l’ivoire, de l’écaille de tortue, de la corne de rhinocéros ou d’autres matières issues d’espèces protégées relèvent de la convention CITES et du règlement européen 338/97. Leur vente n’est pas libre : selon la matière et l’ancienneté de l’objet, elle est soit interdite, soit conditionnée à l’obtention d’un certificat auprès du service CITES belge.
Concrètement : un netsuke en ivoire, une garniture d’écaille sur un coffret, une incrustation sur un paravent peuvent bloquer la vente d’une pièce par ailleurs intéressante. En hériter est légal, le vendre ne l’est pas automatiquement.
Nous vérifions ce point avant toute proposition, et nous vous disons franchement quand une pièce n’est pas commercialisable en l’état. C’est parfois une mauvaise nouvelle. C’en serait une pire de l’apprendre après la vente.
À qui ces objets sont-ils revendus.
Une pièce asiatique de qualité ne se vend pas au premier passant de la galerie. Elle trouve un acheteur dans un réseau : collectionneurs, marchands spécialisés, ventes publiques internationales. Nous travaillons avec des acheteurs sinophones, ce qui compte davantage qu’il n’y paraît sur ce marché : la description d’un objet, sa marque et son intérêt réel se discutent souvent mieux en chinois qu’en français.
Comment ça se passe.
Vous envoyez vos photos
L'ensemble, le dessous avec la marque, un détail du décor.
Nous revenons vers vous
Avec une fourchette et la voie de vente recommandée.
Examen en main si besoin
Certaines pièces demandent d'être vues et tenues.
Vous décidez
Sans engagement.
Questions fréquentes.
Ma pièce porte une marque sous la base, cela prouve-t-il son ancienneté ?
Non, et c’est le contresens le plus fréquent. Une marque de règne indique souvent un hommage à une période antérieure, pas la date de fabrication. Elle reste une information utile, mais elle ne date rien à elle seule.
Comment photographier une pièce asiatique pour une estimation ?
Quatre photos : l’ensemble sur fond neutre, le dessous avec la marque nette et lisible, un détail du décor, et tout défaut (fêle, éclat, restauration). La photo de la marque est celle qui change le plus souvent le résultat.
Faut-il faire estimer une pièce asiatique avant de s'en séparer ?
Oui, et c’est gratuit chez nous. C’est le domaine où une vente à l’aveugle coûte le plus cher : une pièce cédée en brocante pour quelques dizaines d’euros peut relever d’un tout autre marché.
Puis-je vendre discrètement ?
Oui. Aucune pièce, aucun nom, aucune origine n’est communiqué sans votre accord.
J'ai hérité d'un lot entier rapporté d'Asie, comment procéder ?
Envoyez-nous des photos d’ensemble avant de trier. Dans ce type de lot, la valeur se concentre souvent sur une ou deux pièces qui ne sont pas celles auxquelles la famille pense.
Un doute sur une pièce ? Montrez-la-nous.
Gratuit · Sans engagement · Discrétion